3 questions à se poser avant la nouvelle année

fin-danneeLa fin de l’année est propice aux réflexions. Voici donc trois questions pour nourrir son bilan de fin d’année et préparer l’année à venir sur le plan professionnel.

1- Qu’ai-je appris sur moi-même cette année?

2- Quelles compétences professionnelles ai-je développées cette année?

3- Quels ont été mes accomplissements professionnels cette année?

J’en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et le meilleur pour 2017. Au plaisir de discuter de vos projets professionnels l’an prochain!

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La semaine prochaine aura lieu la Semaine québécoise de l’orientation et je donnerai deux conférences gratuites à cette occasion les 7 et 8 novembre. N’hésite pas à partager l’information à des personnes qui pourraient être intéressées! Pour participer, il suffit de s’inscrire ici : https://www.facebook.com/juliegouinco/events
7 novembre : http://bit.ly/7nov16
8 novembre : http://bit.ly/8novembre

Plus d’information sur la Semaine québécoise de l’orientation et les activités organisées par d’autres c.o. : http://bit.ly/sqo2016

Diplômés universitaires et sous-employés : pistes d’intervention

Aider les clients à trouver un emploi dans leur domaine d’étude exige une compréhension de leurs motivations

Par Julie Gouin

Le nombre de diplômés universitaires a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, mais la quantité de postes leur étant destinés n’a pas suivi le même rythme[1]. Le sous-emploi[2] est devenu un passage obligé pour bon nombre de diplômés universitaires. Certains feront le choix de se satisfaire de cette situation tandis que d’autres tenteront de tirer leur épingle du jeu et d’obtenir un poste correspondant à leur niveau d’études.

Pour les professionnels en développement de carrière, plusieurs pistes d’intervention sont possibles afin d’aider ces clients.

Tout d’abord, il est souhaitable de prendre le temps d’explorer avec le client ses réelles motivations professionnelles et ses objectifs de vie. Plusieurs clients peuvent avoir complété des études universitaires par pression sociale ou par intérêt intellectuel, sans nécessairement vouloir occuper un poste de professionnel. Les tâches d’un technicien peuvent mieux leur correspondre et certains vont même retourner compléter une formation afin d’exercer un métier manuel, tout en reconnaissant l’apport de leur formation universitaire à leur pensée critique. Occuper un poste de technicien peut aussi être une manière d’avoir moins de pression sur les épaules lorsque la vie personnelle apporte déjà son lot suffisant de responsabilités ou lorsque l’on souhaite plus de temps pour se consacrer à ses loisirs ou à sa famille. Par contre, pour d’autres, un poste de professionnel est l’objectif de carrière ultime et ces clients peuvent se sentir dépourvus face aux obstacles rencontrés vers l’atteinte de leur but.

Une fois l’objectif établi, il faut s’attarder aux contraintes auxquelles le client fait face dans sa recherche d’un emploi correspondant à son niveau d’études. Est-il possible pour ce dernier de déménager dans une région où plus de postes correspondant à son diplôme sont disponibles? Outre le diplôme, possède-t-il toutes les compétences et l’expérience requises pour le poste?  Éprouve-t-il des difficultés avec le processus de sélection? Si le candidat a toutes les compétences et l’expérience requises pour les postes qu’il cible, on pourra l’accompagner dans ses stratégies de recherche d’emploi en l’aidant à adapter ses documents professionnels (CV, lettre de motivation, profils sur les réseaux sociaux, références, etc.) aux postes et en se préparant aux entrevues.

Si c’est l’expérience et les compétences qui font défaut, on pourra déterminer avec lui des façons d’aller chercher ces compétences et cette expérience. Par exemple, le client pourrait offrir ses services à titre de consultant bénévole à des organisations pouvant bénéficier de ses connaissances. Il pourrait aussi proposer à son employeur actuel de prendre la responsabilité de certains dossiers ne faisant pas partie de son mandat officiel. Au sein de son entreprise, il gagnera à bâtir des relations avec ses collègues plus expérimentés afin que ces derniers agissent à titre de mentors pour l’aider à se développer professionnellement. Il pourrait aussi s’investir au sein des associations professionnelles propres à son domaine et suivre de la formation continue. Cela lui permettrait de perfectionner ses connaissances tout en développant son réseau professionnel.

S’il est prêt à déménager, il pourrait envisager un séjour à l’étranger ou dans une région où les candidats qualifiés dans son domaine sont rares, ce qui lui donnerait l’occasion d’être exposé à un plus haut niveau de responsabilités. Le client pourrait aussi bâtir son expérience au fil de contrats temporaires (remplacements de congé parental, besoin ponctuel, poste à temps partiel, etc.) qui sont moins populaires auprès des candidats plus expérimentés. Par le fait même, il découvrira divers milieux de travail et aura une meilleure idée du type d’employeur et de poste qui lui convient. Une fois l’expérience et les compétences acquises, il pourra trouver un poste à la hauteur de sa formation.

La situation de sous-emploi peut être difficile à vivre pour les clients, mais avec les bons outils, les professionnels du développement de carrière parviennent à aider les diplômés à atteindre leurs objectifs en leur permettant d’identifier leurs ressources et de se positionner sur un marché du travail compétitif.

Julie Gouin, M.A., c.o. accompagne les individus et les organisations dans leurs décisions reliées à la carrière depuis 2007. Après avoir travaillé en ressources humaines en Asie, elle est revenue au Québec pour compléter une maîtrise en sciences de l’orientation à l’Université Laval. Elle exerce maintenant comme conseillère d’orientation en bureau privé à Québec auprès d’une clientèle jeune et adulte. www.juliegouin.com.

[1]  http://www.statcan.gc.ca/pub/75-006-x/2014001/article/11916-fra.htm.
[2] emploi requérant un niveau de scolarité inférieur à celui atteint.

Ce texte a originalement été publié dans le magazine Careering, Printemps-été 2016

Mettre fin au contrat de travail : au-delà de l’aspect juridique

fired trumpPersonne n’aime montrer la porte à un employé. C’est pourquoi il arrive parfois qu’on tente d’exécuter la chose le plus rapidement possible : convocation au bureau des ressources humaines et 20 minutes plus tard, l'(ex)employé quitte le bureau avec ses effets personnels dans une boîte pour ne plus jamais revenir. Mesurez-vous pleinement les conséquences de cette mise à pied expéditive?

Vous vous êtes probablement assuré de respecter les règles juridiques pour ne pas que votre décision puisse être contestée, mais avez-vous pensé à l’aspect humain? En effet, quoi de pire pour un employé qui a donné plusieurs années de sa vie à l’entreprise, ou pour un autre qui a quitté récemment un emploi stable pour joindre la compagnie avec la promesse d’un poste plus intéressant, que de se faire montrer la porte soudainement et sans avoir le temps de digérer la nouvelle? Que dira un ex employé au sujet de l’employeur qui l’a traité comme de la marchandise? Et avez-vous pensé aux collègues? Comment réagissent les employés qui voient leur (ex)collègue quitter rapidement sans autre explication que « restructuration »? Est-ce que ça va leur arriver à eux aussi? Rien de plus efficace pour démolir le moral des troupes!

Pourtant, on peut faire mieux! Les entreprises investissent des sommes importantes et de l’énergie dans le recrutement et la marque employeur. Il est tout aussi important de soigner celle-ci en s’assurant que les employés qu’on oblige à quitter le font dans les meilleures conditions possibles. Un spécialiste en transition de carrière (conseiller d’orientation ou en ressources humaines) peut vous accompagner dans le processus afin que l’employé à qui l’on montre la porte soit soutenu et pris en charge dans ces moments difficiles. Il vous aidera à planifier l’annonce de la mauvaise nouvelle ainsi que les semaines qui vont suivre. L’employé licencié sera accompagné dans un processus de transition de carrière afin de l’aider à passer au travers du choc de la perte d’emploi et vers la recherche d’un nouveau poste. Si le contexte est favorable, on pourra même planifier un diner d’au revoir avec les anciens collègues. En remettant l’aspect humain au coeur des ressources humaines, on s’assure qu’en dépit du bouleversement causé par la perte de son emploi, l’employé se remettra plus rapidement sur pied et entretiendra une meilleure opinion de son employeur. Il aura le sentiment d’avoir été traité humainement, ce qui ne peut qu’améliorer le discours qu’il tiendra à propos de votre entreprise, et donc votre marque employeur!

Pour de l’accompagnement en transition de carrière, n’hésitez pas à communiquer avec moi.

Pourquoi j’ai choisi l’orientation

J’avais moi-même de gros préjugés : « Les conseillers d’orientation ont étudié là-dedans parce qu’ils ne savent pas quoi faire de leur vie. » Il faut dire qu’au secondaire, ce stéréotype a été renforcé par le stagiaire en orientation à notre école qui semblait complètement perdu dans son choix de carrière et a décidé d’ouvrir une sandwicherie après son stage… Étant donné que nos premières (et souvent seules) expériences avec un c.o. sont au secondaire – une époque où l’on ne se connait pas beaucoup soi-même et où l’on ne se soucie pas tant que ça de l’avenir – la profession de c.o. n’est pas la plus attractive en arrivant au cégep.

Voulant changer le monde et aller à sa découverte, j’ai opté pour le bac en études internationales et langues modernes. Pendant mes études universitaires, je me suis beaucoup impliquée au sein de l’association étudiante AIESEC et j’y ai découvert les ressources humaines en gérant un programme de stages internationaux. Cette organisation internationale m’a permis d’entâmer ma carrière en Asie pour ensuite faire le saut vers l’entreprise privée au Vietnam. En rencontrant des employés et des candidats sur une base quotidienne, j’ai réalisé que ma plus grande satisfaction au travail venait du fait de pouvoir aider ces personnes à être plus épanouies au travail (et dans la vie personnelle, par le fait même).

C’est comme ça que j’ai pris la décision de revenir au Canada pour compléter une maîtrise en sciences de l’orientation. Je voulais changer le monde, mais j’ai réalisé qu’en relations internationales, on a très peu d’impact sur le cours des choses. Par contre, en orientation, je ne change peut-être pas LE monde, mais je change le monde des individus qui me consultent. Il n’y a rien de plus valorisant pour moi que de me faire dire par un client « grâce à tes conseils, j’ai obtenu l’emploi » ou « merci de me faire découvrir des choses auxquelles je n’avais jamais pensé ». Qui plus est, ma grande curiosité est très utile à mes clients puisque je suis constamment à l’affût des opportunités et des nouvelles tendances.

Et vous, comment avez-vous choisi votre profession?